Chaque fois que Washington annonce une nouvelle sanction contre un responsable haïtien, la scène est la même : indignation, débats, dénégations… puis plus rien. La réalité, elle, ne change jamais. Les gangs continuent de régner, l’État s’effondre un peu plus, et les Haïtiens vivent chaque jour dans un pays qui glisse vers l’ingouvernabilité.
On sanctionne, on accuse, on retire des visas. Mais à quoi tout cela sert-il vraiment ? Depuis vingt ans, aucune sanction américaine n’a amélioré la sécurité, renforcé les institutions ou stabilisé la politique haïtienne. On frappe des individus, mais on ne touche jamais les mécanismes qui permettent au chaos de se reproduire. Résultat : le pays reste enfermé dans le même cercle vicieux.
La vérité que personne ne veut affronter est simple : ce ne sont pas les sanctions qui sauveront Haïti. Le problème est beaucoup plus profond. Il réside dans nos propres structures, dans l’impunité généralisée, dans la faiblesse d’un État qui ne contrôle plus son territoire, dans une classe politique qui pense d’abord à ses intérêts avant ceux du pays. Le drame d’Haïti n’est pas l’absence de sanctions ; c’est l’absence de responsabilité interne.
Les États-Unis peuvent continuer à sanctionner autant qu’ils veulent. Cela fera du bruit, cela créera du scandale, cela alimentera quelques discours… mais cela ne changera pas la réalité du quotidien haïtien. Tant que les Haïtiens dirigeants comme citoyens n’accepteront pas de reconstruire eux-mêmes leurs institutions, les sanctions resteront un décor diplomatique pour un pays qui s’enfonce.
En clair, Washington peut pointer du doigt ; seul Haïti peut se relever. Et tant que cette évidence restera ignorée, rien ne bougera. Pas même avec une centaine de sanctions de plus.
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