Haïti a entamé l’année 2026 sous le signe du sang. Selon un communiqué publié le 11 février par l’Ordre des Défenseurs des Droits Humains (ORDEDH), 299 personnes ont été tuées entre le 1er et le 31 janvier, dans un contexte d’affrontements armés et de violences criminelles persistantes. Ce bilan, qualifié d’alarmant, confirme l’aggravation de la crise sécuritaire et l’incapacité des autorités à reprendre le contrôle du territoire.
Le rapport met en évidence la responsabilité dominante des groupes armés, notamment la coalition Viv Ansanm, impliquée dans 42,81 % des cas recensés. Les civils représentent 32,11 % des victimes, soulignant l’ampleur du drame humain. D’autres gangs, dont Village (9,03 %) et 400 Mawozo (4,68 %), figurent également parmi les principaux acteurs de cette violence. L’implication attribuée à la Police nationale d’Haïti reste limitée à 0,33 %, révélant un déséquilibre sécuritaire profond face à la prolifération des bandes armées.
La violence est massivement concentrée dans le département de l’Ouest, qui totalise 85,28 % des décès enregistrés. Le Centre et l’Artibonite suivent avec 4,35 % chacun, tandis que les autres départements présentent des taux nettement inférieurs.
En parallèle, l’explosion des kidnappings accentue le climat de terreur. L’ORDEDH appelle à une mobilisation urgente des autorités nationales et des partenaires internationaux afin de restaurer l’autorité de l’État et protéger une population livrée à elle-même.
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