Nairobi, septembre 2025. Plus de dix ans après l’adoption d’une Constitution progressiste, les femmes kényanes peinent toujours à s’imposer dans l’arène politique. Alors que la loi fondamentale impose un minimum de 33 % de représentation féminine dans les instances électives, cette exigence reste lettre morte : les femmes ne représentent aujourd’hui que 23 % des députés et 31 % des sénateurs.
Selon l’ONG Social Justice League, plusieurs obstacles structurels et culturels continuent de freiner la participation des femmes :
sexisme dans les partis et au Parlement,
agressions physiques et menaces lors des campagnes,
campagnes de calomnie et de désinformation en ligne,
manque de financement pour concurrencer leurs adversaires masculins.
Des figures comme Zipporah Kamau et Justina Wamae racontent les violences qu’elles ont subies, allant des attaques numériques aux agressions lors de meetings. Malgré ce climat hostile, elles affirment leur détermination à poursuivre leur engagement politique, symbole de la résilience des femmes kényanes.
Depuis 15 ans, le Parlement échoue à voter une législation contraignante pour appliquer la disposition constitutionnelle des 33 %. Pour Judith Juma, vice-présidente de Social Justice League, il est urgent d’adopter une loi assortie de mécanismes de suivi et de sanctions contre les violences électorales.
L’ONG insiste : sans volonté politique forte, l’égalité de représentation restera un principe théorique. Créer un espace politique sécurisé pour les femmes apparaît comme une condition indispensable pour faire progresser la démocratie kényane.
Cherline Ades
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