On nous répète que le « progrès » aurait libéré la femme. Mais regardons les faits : dans un monde où deux salaires sont nécessaires pour survivre, la mère a été arrachée à son foyer, et les enfants confiés à l’État ou aux écrans. La famille, socle millénaire de toute civilisation, a été sapée au nom d’une prétendue émancipation.
Le résultat ? Une jeunesse déracinée, sans repères ni principes, privée de la transmission culturelle qui faisait tenir les sociétés debout. Comme le soulignait Simone Weil, « l’enracinement est le besoin le plus important et le plus méconnu de l’âme humaine ». Or, notre époque érige le déracinement en norme.
Le féminisme moderne, en voulant égaliser à tout prix, a produit une double aliénation : les femmes travaillent autant que les hommes mais portent encore la charge du foyer. Elles ne sont plus mères libres, mais employées, consommatrices et gestionnaires épuisées. Hannah Arendt nous avait prévenus : réduire l’humain à un simple « animal laborans », c’est nier sa dignité.
Et si, loin de défendre les femmes, le féminisme contemporain avait surtout servi le système néolibéral ? Comme l’écrivait Christopher Lasch, la société moderne détruit la famille pour fabriquer des individus isolés, plus faciles à manipuler et à exploiter. Et Byung-Chul Han rappelle que l’obsession de performance et d’égalité quantitative conduit à une « société de la fatigue », où chacun s’use dans une compétition sans fin.
Où est la liberté promise ? Quelle victoire y a-t-il à copier le modèle masculin, quand cela conduit à l’épuisement et à la perte de l’essence féminine ? Comme le rappelait G.K. Chesterton, « là où les familles sont détruites, les nations le sont aussi ».
La véritable révolution ne réside pas dans une égalité artificielle, mais dans le retour au génie propre du féminin : donner la vie, transmettre la mémoire, éduquer les générations. Redonner à la mère sa mission, à la famille sa centralité, à l’enfant des racines.
Et si, derrière les slogans d’émancipation, la plus grande victoire du système n’était pas d’avoir « libéré » les femmes… mais de les avoir intégrées au marché comme rouages productifs et consommateurs dociles ?
Edith Mona
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