Dans un pays ravagé par la tempête et l’impasse politique, une voix haïtienne s’élève. Le 30 octobre 2025, l’Académie française a décerné son prestigieux Grand Prix du Roman à Yanick Lahens pour Passagères de nuit. Une reconnaissance majeure pour l’auteure haïtienne de 71 ans, déjà lauréate du prix Femina en 2014 pour Bain de lune.
Le scrutin fut serré : 11 voix pour Lahens, contre 10 pour Pauline Dreyfus (Un pont sur la Seine), et Alfred de Montesquiou (Le Crépuscule des hommes) en troisième position. Le prix, doté de 10 000 euros, précède les annonces du Goncourt, du Renaudot et du Médicis.
Cette distinction résonne dans un contexte dramatique : l’ouragan Mélissa, bien que n’ayant pas touché directement Haïti, a laissé derrière lui des villes dévastées et plus d’une trentaine de morts. Sur le plan politique, le pays s’enfonce dans une crise sans issue.
Et pourtant, la littérature offre une bouffée d’oxygène. Yanick Lahens succède à Miguel Bonnefoy, primé en 2024 pour Le Rêve du jaguar. Sa victoire rappelle que, même dans le chaos, les voix haïtiennes continuent de porter haut la dignité et la mémoire.
Cherline Ades avec lequotidien509
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