Le gouvernement taliban a ordonné le retrait de tous les ouvrages universitaires écrits par des femmes, les jugeant contraires à la charia. Cette directive, confirmée le 19 septembre, concerne au moins 679 titres, dont des ouvrages sur les droits humains, la pensée politique et les études de genre. Près de 300 livres iraniens sont également visés.
Cette mesure s’inscrit dans une politique de répression intellectuelle et sociale qui exclut les femmes de l’éducation et de l’espace public. Des auteures comme Zakia Adeli dénoncent un « état d’esprit misogyne » et un « apartheid de genre ». Malgré les risques, une résistance clandestine s’organise, notamment par le partage de livres interdits en PDF.
Les universités, déjà fragilisées par la suppression de 18 matières et le licenciement de centaines de professeurs, doivent désormais remplacer en urgence les ouvrages bannis. Cette décision pourrait paralyser l’enseignement supérieur et accentuer l’isolement des femmes afghanes.
Cherline Ades.
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