La proposition de certains membres du Conseil présidentiel de transition (CPT) de confier la gouvernance post-7 février à un Collège présidentiel fait exploser les tensions au sein de la classe politique et de la société civile. Ce projet, discuté lors du Dialogue inter-haïtien du 1er au 3 février 2026 à l’Hôtel Montana, prévoit un mécanisme incluant un représentant du CPT, un membre de la Cour de cassation et une figure de la société civile, chargé de soutenir le chef du gouvernement et d’assurer une concertation permanente entre les principaux pôles décisionnels.
Ses promoteurs affirment que cette structure renforcerait l’équilibre institutionnel et élargirait la représentativité pendant la période transitoire. Mais pour de nombreux responsables politiques, il s’agit d’une tentative de prolongation déguisée du CPT, incapable de rompre avec un système fragilisé par des crises répétées.
Le parti Les Engagés pour le Développement (EDE) figure parmi les critiques les plus virulents, réclamant un exécutif clair avec un président unique et un Premier ministre, conformément aux accords nationaux antérieurs. Pour ces acteurs, toute formule maintenant indirectement le CPT ne constitue pas une rupture réelle avec le statu quo.
Dans un contexte marqué par l’insécurité et la détérioration des conditions de vie, le projet de Collège présidentiel illustre les fractures profondes de la transition. Sans consensus, le risque d’un blocage politique prolongé demeure élevé, menaçant la crédibilité des institutions et la stabilité du pays.
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