Donald Trump a annoncé la capture de Nicolás Maduro à l’issue d’une opération américaine menée sur le territoire vénézuélien. Selon le président des États-Unis, le chef de l’État vénézuélien aurait été exfiltré avec sa famille, illustrant une nouvelle fois la capacité de Washington à déployer rapidement des moyens militaires et logistiques de grande ampleur lorsque ses intérêts sont en jeu.
Cette annonce dépasse largement le cadre du Venezuela. Elle met en lumière un contraste troublant qui ne peut plus être ignoré : comment une telle opération est-elle possible contre un président en exercice, alors que, dans le même temps, les États-Unis se disent incapables d’agir efficacement face aux gangs armés qui plongent Haïti dans le chaos ?
En Haïti, la situation est pourtant limpide. Des groupes criminels contrôlent des portions entières du territoire, paralysent les institutions, entravent l’économie et imposent la terreur à une population déjà vulnérable. Leurs chefs sont connus, parfois recherchés par la justice américaine, et leurs réseaux sont en partie identifiés. La violence est quotidienne, visible, documentée.
Malgré cela, aucune action décisive ne vient rompre ce cycle infernal. Les États-Unis privilégient les déclarations, les sanctions ciblées et les appels à une réponse internationale, pendant que l’insécurité s’aggrave sur le terrain. Ce décalage alimente un sentiment persistant de deux poids, deux mesures.
L’annonce de Trump agit ainsi comme un révélateur politique. Si Washington peut intervenir avec une telle détermination ailleurs, pourquoi Haïti reste-t-elle reléguée au second plan ? La réponse n’est ni militaire ni technique : elle est éminemment politique. Et pour les Haïtiens, cette réalité confirme une amère vérité : leur crise n’est toujours pas une priorité internationale.
📲 Ne ratez rien avec Potomitanm
Recevez directement nos dernières nouvelles sur votre téléphone via notre chaîne WhatsApp officielle.
🚀 Rejoindre la chaîne WhatsApp Potomitanm


