Au Mali, l’imposition du voile dans les transports publics par les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) suscite inquiétude et résistance. Depuis plusieurs semaines, des femmes sont contraintes de se couvrir intégralement pour circuler dans certaines zones du centre et du nord du pays, sous peine de représailles. Cette injonction religieuse, imposée par des groupes armés affiliés à Al-Qaïda, s’inscrit dans une stratégie de contrôle social et territorial dans les régions où l’État malien peine à maintenir son autorité.
Les témoignages recueillis par RFI révèlent une tension croissante : certaines conductrices de bus et passagères ont été menacées ou refoulées pour non-respect de cette règle. Des femmes maliennes dénoncent une atteinte à leur liberté de mouvement et à leur autonomie, tandis que d’autres, par peur, s’y conforment sans protester. Le gouvernement malien, affaibli par l’insécurité persistante, n’a pas officiellement réagi à ces pressions, laissant les populations locales face à des dilemmes quotidiens entre sécurité et résistance.
Cette situation soulève des questions sur la capacité de l’État à protéger les droits fondamentaux dans les zones sous influence jihadiste. Elle met aussi en lumière le rôle des femmes dans la lutte contre l’extrémisme, certaines refusant de céder à la peur malgré les risques. À l’approche des élections et dans un contexte de recomposition politique, la question du voile obligatoire devient un symbole de l’affrontement entre autorité religieuse armée et aspirations citoyennes.
La rédaction.
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