Ce mercredi 29 avril, la ville du Cap-Haïtien a connu une journée de paralysie marquée par une mobilisation citoyenne d’ampleur. Plusieurs quartiers ont été bloqués, des rues désertées et des activités fortement perturbées. À l’origine de ce mouvement : un ras-le-bol généralisé face à la dégradation des conditions de vie, notamment liée à l’insalubrité persistante qui affecte la deuxième ville du pays.
Dans plusieurs zones de la ville, la tension est montée d’un cran. Des barricades ont été érigées et des pneus enflammés sont visibles sur de nombreux axes stratégiques. Des quartiers comme Madeline, Bel Air et la rue 2 figurent parmi les zones les plus affectées, où la circulation est quasiment impossible. Ces actions traduisent la détermination des habitants à se faire entendre et à maintenir la pression sur les autorités.
Munis de pancartes et de tracts, des citoyens dénoncent l’état critique des infrastructures urbaines. Routes impraticables, canaux d’évacuation obstrués, accumulation de déchets : autant de problèmes qui, selon eux, mettent leur santé et leur sécurité en danger. Ils exigent des actions concrètes et immédiates des autorités centrales, pointant une absence de réponse durable.
Le mot d’ordre reste clair : discipline collective et mobilisation pacifique. Les organisateurs encouragent la population à limiter les déplacements et à rester chez elle lorsque cela est possible. Parmi les principales revendications figurent la réparation urgente des routes, le curage des canaux et une intervention directe de l’État.
Les initiateurs mettent également en garde contre toute récupération politique, affirmant le caractère indépendant du mouvement. Cette journée de blocage révèle une colère profonde et une exigence claire : des mesures immédiates pour améliorer les conditions de vie au Cap-Haïtien.
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