Le gouvernement affirme poursuivre les préparatifs en vue des prochaines élections à travers des programmes de formation et des annonces institutionnelles. Officiellement, l’objectif reste clair : organiser un scrutin crédible, sécurisé et ouvert à tous. Pourtant, une grande partie de la population exprime des doutes sérieux face à la situation actuelle du pays.
Sur le terrain, plusieurs zones restent pratiquement hors contrôle de l’État. Les déplacements entre départements deviennent risqués, notamment vers le Grand Nord où les routes sont régulièrement perturbées par des affrontements armés. Dans certaines régions, les habitants vivent sous une pression constante qui limite leurs activités quotidiennes.
Cette réalité rend le débat électoral encore plus complexe. Dans des espaces comme la Plaine du Cul-de-Sac ou certaines communes de l’Artibonite, la question de la participation citoyenne se pose avec insistance. Beaucoup s’interrogent sur la possibilité même d’installer des centres de vote dans des zones où la circulation est difficile et parfois dangereuse.
Pour une partie de l’opinion, ces annonces officielles donnent l’image d’un processus en marche, mais sans garanties concrètes sur le terrain. D’autres y voient une stratégie visant à maintenir un cadre institutionnel actif malgré les blocages sécuritaires persistants.
Entre volonté politique et réalité territoriale, l’écart demeure profond. Le pays attend encore des réponses claires sur les conditions réelles de tenue d’un scrutin national dans un contexte aussi fragile.
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