AMÉRIQUE
Etats-Unis
DOJ publie 10 000 nouveaux fichiers sur Jeffrey Epstein et ses co-conspirateurs
Le Département de la Justice des États-Unis a publié plus de 10 000 fichiers liés à Jeffrey Epstein, révélant des détails sur son arrestation en 2019, les enquêtes sur dix co-conspirateurs potentiels, et les réactions internes après sa mort en prison. Les documents incluent un faux passeport autrichien, des plans opérationnels pour son arrestation, et des échanges sur des interviews avec Prince Andrew. Ils confirment que Ghislaine Maxwell reste la seule poursuivie et condamnée à 20 ans de prison. Les fichiers mentionnent aussi des vols de Donald Trump avec Epstein dans les années 1990, sans lien direct avec les charges de Maxwell. Les victimes dénoncent la divulgation de leurs identités non protégées. Le DOJ affirme que les enquêtes sur les associés étaient déjà en cours avant la mort d’Epstein. Cette publication s’inscrit dans le cadre de l’Epstein Files Transparency Act signé en novembre 2025.
Explosion suivie d’un incendie au Silver Lake Nursing Home en Pennsylvanie
Un incendie majeur s’est déclaré le 23 décembre 2025 au Silver Lake Nursing Home de Bristol, Pennsylvanie, après une possible explosion de gaz signalée par l’entreprise énergétique PECO. Les autorités locales ont qualifié l’événement d’« incident à victimes multiples » et demandé aux habitants d’éviter la zone. Des personnes seraient piégées à l’intérieur, selon un responsable, tandis que les pompiers et secouristes tentent d’évacuer les résidents. PECO a confirmé avoir coupé le gaz et l’électricité pour sécuriser le site. Le gouverneur Josh Shapiro a indiqué que son administration est en contact avec les autorités locales et les premiers intervenants. L’origine exacte de l’explosion reste en cours d’investigation. L’incident demeure actif et les habitants sont invités à suivre les consignes des autorités.
Le porte-parole de Bill Clinton demande la publication complète des fichiers Epstein
Le porte-parole de Bill Clinton, Angel Ureña, a appelé le 22 décembre 2025 à la publication intégrale des fichiers du Département de la Justice liés à Jeffrey Epstein, après la diffusion de milliers de documents incluant des photos anciennes de l’ancien président. Ureña a accusé le DOJ de procéder à une divulgation sélective pouvant suggérer un soupçon injustifié, affirmant que Clinton n’a besoin d’aucune protection. Le DOJ a défendu son processus, expliquant que plus de 200 avocats examinent les documents pour protéger l’identité des victimes. Les fichiers publiés montrent des voyages de Clinton avec Epstein dans les années 2000, mais aucune accusation n’a été portée contre lui. Les survivants critiquent le manque de redactions suffisantes, certains noms ayant été exposés. La loi signée par Donald Trump en novembre impose la publication de tous les fichiers Epstein. Le débat se poursuit entre transparence et protection des victimes.
L’ancien sénateur républicain Ben Sasse annonce un cancer du pancréas en phase terminale
L’ancien sénateur républicain du Nebraska, Ben Sasse, 53 ans, a annoncé le 23 décembre 2025 qu’il souffre d’un cancer du pancréas métastasé en phase terminale. Dans un message publié sur X, il a décrit son diagnostic comme une « sentence de mort ». Sasse a siégé au Sénat de 2015 à 2023 avant de devenir président de l’Université de Floride, poste qu’il a quitté en 2024 pour raisons familiales. Marié et père de trois enfants, il a évoqué la difficulté de cette annonce en tant qu’époux et père. Ancien critique de Donald Trump, il avait voté « coupable » lors du procès en destitution lié au 6 janvier 2021. Diplômé de Harvard, Oxford et Yale, il est reconnu pour son parcours académique et politique. Ses anciens collègues ont exprimé leur soutien et leur tristesse face à cette nouvelle.
AMÉRIQUE LATINE
Colombie : Gustavo Petro décrète l’état d’urgence économique face à la dette publique
Le président Gustavo Petro a déclaré le 22 décembre 2025 l’état d’urgence économique, sociale et écologique en Colombie, invoquant une crise fiscale aggravée par le rejet de la loi de financement au Congrès. Le ministère des Finances a indiqué que la dette atteint 61 % du PIB et menace le système de santé et la sécurité nationale. Le décret prévoit de nouveaux impôts sur le patrimoine, les hydrocarbures et les liqueurs pour couvrir un déficit estimé à 16 billones de pesos. L’opposition et les milieux économiques dénoncent un abus de pouvoir et annoncent des recours devant la Cour constitutionnelle. Des critiques soulignent que la mesure pourrait nuire à la confiance des marchés et aux petites entreprises. Le gouvernement affirme que les nouveaux prélèvements viseront les plus riches et permettront de financer des programmes sociaux et sécuritaires. La Cour constitutionnelle doit examiner la légalité du décret dans les prochaines semaines.
Venezuela adopte une loi contre la « piratería y bloqueo » naval des États-Unis avec peines jusqu’à 20 ans
Le 23 décembre 2025, l’Assemblée nationale du Venezuela a approuvé une loi qui prévoit des peines de 15 à 20 ans de prison pour toute personne qui soutienne ou facilite des actions de « piratería y bloqueo » naval des États-Unis. Nicolás Maduro a présenté la mesure comme une défense de la libre navigation et du commerce international, en réponse à l’incautation de deux navires pétroliers par le Comando Sur de EE.UU. La loi inclut également des amendes calculées sur la base du taux de change officiel. Le député Giuseppe Alessandrello a précisé que la norme vise les individus ou entités qui participent à des actions contre les opérations commerciales du pays. Washington a intensifié ses pressions, avec Donald Trump annonçant un blocage complet des navires sanctionnés. Maduro a affirmé que cette épreuve renforcera la souveraineté économique du pays. La tension dans la région caribéenne reste élevée, avec des interceptions de navires et menaces de nouvelles sanctions.
EUROPE
Russie : un patron d’usine de défense s’immole sur la Place Rouge face aux pressions du Kremlin
Le 75‑ans Vladimir Arsenyev, directeur d’un institut de recherche à Moscou produisant des composants pour les chars russes, s’est immolé sur la Place Rouge en juillet 2024 après des difficultés financières et contractuelles liées aux commandes militaires. Son entreprise Volna devait multiplier par dix sa production pour répondre aux besoins de l’armée, mais a subi retards, litiges et pressions du ministère de la Défense. Depuis le début de la guerre en Ukraine, au moins 34 responsables industriels ont été poursuivis pour non‑respect des contrats de défense. Les menaces de sanctions pénales, renforcées par une loi de 2017 amendée en 2022, accentuent la crise du secteur. Rostec nie toute dégradation et parle de « mythes de propagande », mais les retards ont affecté la livraison d’équipements essentiels. Arsenyev, hospitalisé après son geste, continue de faire face à des procès et à des difficultés financières.
Vince Zampella, co-créateur de Call of Duty, meurt dans un accident de voiture en Californie
Le développeur américain Vince Zampella, co-créateur de la franchise Call of Duty, est décédé le 21 décembre 2025 dans un accident de voiture en Californie à l’âge de 55 ans. Electronic Arts, propriétaire de Respawn Entertainment qu’il avait cofondé, a confirmé sa mort. Le véhicule, une Ferrari, a percuté une barrière sur une autoroute de Los Angeles avant de s’embraser, tuant les deux occupants. Zampella avait également contribué à des titres majeurs comme Medal of Honor, Titanfall et Apex Legends. La série Call of Duty, lancée en 2003, s’est vendue à plus de 500 millions d’exemplaires et reste l’une des plus lucratives du secteur. Ses collègues et figures du jeu vidéo, dont Geoff Keighley et Infinity Ward, ont salué son héritage et son impact sur l’industrie. Sa carrière fut marquée par un conflit avec Activision en 2010, réglé en 2012.
Les États-Unis refusent des visas à un ex‑commissaire européen et à des ONG pour règles sur les réseaux sociaux
Le Département d’État américain a annoncé le 23 décembre 2025 qu’il refusera des visas à cinq personnes, dont Thierry Breton, ancien commissaire européen et concepteur du Digital Services Act (DSA). Washington accuse ces acteurs de vouloir « contraindre » les plateformes américaines à censurer certaines opinions. Les personnes visées incluent également Clare Melford du Global Disinformation Index, Imran Ahmed du Center for Countering Digital Hate, ainsi qu’Anna‑Lena von Hodenberg et Josephine Ballon de HateAid. Les autorités américaines qualifient ces organisations d’« agents du complexe mondial de la censure ». Bruxelles et les ONG concernées dénoncent une atteinte à la liberté d’expression et parlent d’« acte de répression ». Thierry Breton, qui s’est opposé à Elon Musk sur l’application du DSA, a réagi en évoquant une « chasse aux sorcières ». Le gouvernement Trump affirme que cette décision s’inscrit dans sa politique « America First » pour protéger la souveraineté nationale.
Zelensky présente un plan de paix avec zones démilitarisées et garanties de sécurité pour l’Ukraine
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a détaillé le 23 décembre 2025 un plan de paix de 20 points élaboré avec les États-Unis, qui inclut des garanties de sécurité comparables à celles de l’OTAN. Le projet propose la création de zones démilitarisées ou de « zones économiques libres » dans l’est du Donbas, en réponse aux demandes de retrait formulées par Moscou. Zelensky a précisé que des questions sensibles sur le territoire devront être tranchées au niveau des dirigeants. Le plan prévoit aussi une zone économique autour de la centrale nucléaire de Zaporizhzhia et le retrait des troupes russes de quatre régions ukrainiennes. Les négociations ont impliqué des envoyés américains, européens et russes, avec des discussions à Berlin puis Miami. La Russie doit répondre après consultation avec Washington. Ce projet actualise un document antérieur jugé favorable au Kremlin, mais inclut désormais des garanties militaires et une force ukrainienne de 800 000 hommes.
Asie-Pacifique
Inde : manifestations à New Delhi après le lynchage d’un homme hindou au Bangladesh
Le 23 décembre 2025, des centaines de manifestants se sont rassemblés près de la Haute Commission du Bangladesh à New Delhi pour dénoncer le lynchage et l’immolation d’un homme hindou au Bangladesh. La mobilisation, menée par l’organisation nationaliste Vishva Hindu Parishad, intervient dans un contexte de tensions croissantes entre les deux pays. Les protestataires ont accusé des groupes bangladais de cibler injustement les minorités et ont brandi des slogans contre les violences. La mort de l’activiste Sharif Osman Hadi, tué à Dhaka début décembre, avait déjà déclenché des violences et des attaques contre des médias et des missions diplomatiques. Les autorités indiennes et bangladaises ont convoqué leurs représentants respectifs pour discuter de la sécurité des missions diplomatiques. Les minorités religieuses au Bangladesh dénoncent un manque de protection de la part du gouvernement intérimaire. Ces tensions risquent de compliquer la coopération bilatérale en matière de commerce et de sécurité régionale.
Australie : Nouvelles lois sur les armes et les manifestations après l’attaque de Bondi
Le 24 décembre 2025, l’État de Nouvelle‑Galles du Sud, dont Sydney est la capitale, a adopté de nouvelles lois restreignant davantage la possession d’armes à feu et donnant aux forces de l’ordre le pouvoir d’interdire certaines manifestations. Cette décision intervient dix jours après la fusillade de Bondi Beach, la plus meurtrière en Australie depuis des décennies, qui a fait 15 victimes lors d’une célébration de Hanoucca. Le Premier ministre Chris Minns a qualifié ces mesures d’« extraordinaires » mais nécessaires pour protéger la population. Les nouvelles règles limitent à quatre le nombre d’armes par individu, avec des exceptions pour les zones rurales, et prévoient un programme de rachat d’armes. Elles criminalisent aussi l’affichage de drapeaux de groupes considérés comme terroristes, tels que l’État islamique, le Hamas et le Hezbollah. Les restrictions sur les manifestations ont suscité des critiques de la part d’élus, d’activistes et d’organisateurs de marches pro‑Palestine, qui dénoncent une atteinte aux libertés civiles. Un recours constitutionnel est annoncé.
Afrique
Le chef de l’armée libyenne Mohammed al‑Haddad meurt dans un crash aérien en Turquie
Le général Mohammed Ali Ahmed al‑Haddad, chef de l’armée libyenne, est décédé le 23 décembre 2025 dans un crash d’avion en Turquie. Le Falcon 50, parti d’Ankara et à destination de Tripoli, a perdu le signal 42 minutes après le décollage et a lancé une demande d’atterrissage d’urgence avant de s’écraser près du village de Kesikkavak. Quatre autres responsables militaires libyens et trois membres d’équipage ont également péri. Le Premier ministre Abdul Hamid Dbeibeh a qualifié l’événement de « grande perte » pour la nation. Al‑Haddad venait de rencontrer le ministre turc de la Défense Yasar Guler pour renforcer la coopération militaire. La Turquie joue un rôle clé en Libye depuis son intervention en 2019 pour soutenir le gouvernement de Tripoli. Une enquête est en cours pour déterminer les causes de l’accident.
Cherline Ades.
📲 Ne ratez rien avec Potomitanm
Recevez directement nos dernières nouvelles sur votre téléphone via notre chaîne WhatsApp officielle.
🚀 Rejoindre la chaîne WhatsApp Potomitanm


